CELI et non-résident en 2026 : ce qui change quand vous quittez le Canada
Entrez la cotisation faite en étant non-résident et le nombre de mois où elle reste dans le compte : le simulateur calcule l’impôt de 1 % par mois.
Impôt de 1 % par mois
840 $
70 $ par mois sur 12 mois.
| Excédent le plus élevé du mois | 7 000 $ |
| Taux | 1 % par mois |
| Après un an | 840 $ |
Le revenu tiré de l’excédent peut aussi être imposé à part ; l’Agence peut annuler l’impôt sur demande si l’erreur est corrigée vite.
Préparé par Radif Partners · Méthode de calcul · plafonds et barèmes lus sur canada.ca · estimation, pas un avis de cotisation
Un résident du Canada qui part vivre à l'étranger peut garder son CELI : le revenu gagné dans le compte et les retraits ne sont pas imposés au Canada. En revanche, aucune année civile passée entièrement comme non-résident ne donne de droits, et toute cotisation faite pendant la non-résidence est imposée à 1 % par mois sur le montant entier, même s'il vous restait des droits inutilisés. Une cotisation de 7 000 $ laissée un an coûte ainsi 840 $. L'année du départ compte en entier : le plafond de 7 000 $ n'est pas réduit, et vous pouvez cotiser jusqu'au jour où vous devenez non-résident. Une personne née en 1985 partie en 2022 et revenue en 2026 a perdu les plafonds des trois années entières passées dehors, soit 20 500 $. Les retraits faits à l'étranger reviennent dans vos droits l'année suivante, mais ne servent qu'après le retour. Le pays où vous vivez applique ses propres règles : l'exonération du CELI est une règle canadienne, et le revenu du compte peut y être imposé.
Qui est non-résident pour le CELI
C'est la résidence aux fins de l'impôt qui compte, pas la citoyenneté. L’Agence du revenu du Canada indique que vous pouvez être considéré comme non-résident si vous vivez normalement dans un autre pays, ou si vous n'avez pas de liens de résidence au Canada et que vous vivez à l'étranger toute l'année ou séjournez moins de 183 jours au Canada. À l'inverse, une personne partie mais qui garde des liens importants, comme un logement, un conjoint ou des personnes à charge au Canada, peut rester résidente de fait ou réputée : les règles ordinaires du CELI continuent alors de s'appliquer. Pour un avis de l'Agence sur votre cas, il existe le formulaire NR73, prévu pour les départs.
Le compte reste ouvert et non imposé au Canada
Partir ne force pas à fermer le CELI. Tant qu'il reste ouvert, le revenu qu'il produit et les retraits que vous en faites ne sont pas imposés au Canada. Vous pouvez donc laisser l'épargne placée et retirer quand vous en avez besoin. Un retrait fait pendant la non-résidence s'ajoute à vos droits l'année suivante, comme d'habitude, mais ces droits ne deviennent utilisables qu'au retour comme résident.
Plus de nouveaux droits pour les années entières dehors
Une année ne donne le plafond que si vous résidez au Canada à un moment de l'année. Une année civile entière passée comme non-résident ne donne donc rien. L'année du départ, elle, compte en entier : le plafond n'est pas réduit au prorata, et vous pouvez cotiser jusqu'à la date où vous devenez non-résident. L'année du retour donne aussi le plafond complet. Les années perdues ne se rattrapent pas.
| Situation | Droits de l’année | Cotiser ? |
|---|---|---|
| Année du départ | Plafond complet (7 000 $ en 2026) | Oui, jusqu’à la date du départ |
| Année entière à l’étranger | Aucun nouveau droit | Non : 1 % par mois sur la cotisation |
| Retrait pendant la non-résidence | Recrédité l’année suivante | Utilisable seulement après le retour |
| Année du retour | Plafond complet | Oui, une fois résident |
Prenons une personne née en 1985, résidente depuis toujours, partie travailler à l'étranger en 2022 et revenue en 2026. Les années 2022 et 2026 comptent ; 2023, 2024 et 2025, passées entièrement dehors, ne comptent pas. Ses plafonds cumulés tombent à 88 500 $ au lieu de 109 000 $, soit 20 500 $ de moins. Le simulateur ci-dessous retire ces années avec le champ des années hors du Canada.
Vos droits après des années à l’étranger
Droits CELI disponibles en 2026
88 500 $
| Plafonds cumulés 2009 à 2026 | 88 500 $ |
| Moins les cotisations des années passées | 0 $ |
| Plus les retraits des années passées | 0 $ |
| Droits au 1er janvier 2026 | 88 500 $ |
Cotiser en étant non-résident : 1 % par mois sur tout le montant
Un non-résident qui a un NAS peut techniquement verser dans son CELI, mais chaque cotisation faite pendant la non-résidence est imposée à 1 % par mois, sur son montant entier, même si vous aviez des droits inutilisés pour la couvrir. L'impôt court jusqu'à ce que la cotisation soit retirée en entier et désignée comme retrait de cotisations de non-résident, ou jusqu'à votre retour comme résident. Il ne s'applique pas au mois du retrait complet ni au mois du retour.
| Cotisation | 3 mois | 6 mois | 12 mois |
|---|---|---|---|
| 2 000 $ | 60 $ | 120 $ | 240 $ |
| 5 000 $ | 150 $ | 300 $ | 600 $ |
| 7 000 $ | 210 $ | 420 $ | 840 $ |
Deux différences avec l'excédent ordinaire comptent. D'abord, un retrait partiel ne réduit pas l'impôt au prorata : il faut retirer toute la cotisation pour l'arrêter. Ensuite, les deux impôts peuvent s'additionner. Une personne à qui il restait 1 500 $ de droits et qui verse 4 000 $ en étant non-résident, pendant six mois, paie 240 $ sur la cotisation de non-résident et 150 $ sur l'excédent de 2 500 $. Ces impôts se déclarent sur le formulaire RC243, avec l'annexe B pour les cotisations de non-résident, au plus tard le 30 juin de l'année suivante. Les règles de l'excédent sont sur la page cotisation excédentaire au CELI.
L'impôt du pays où vous vivez
L'exonération du CELI est une règle de la loi canadienne. Le guide dit que le non-résident n'est pas imposé au Canada sur le revenu du compte ni sur ses retraits ; il ne dit rien de l'impôt du pays où vous habitez. Ce pays applique ses propres règles et peut traiter le revenu gagné dans le CELI comme un revenu ordinaire. Le Canada a des conventions fiscales avec de nombreux pays pour éviter la double imposition, mais leur effet sur un CELI dépend de chaque convention. Le guide signale aussi qu'un dividende étranger versé dans un CELI peut subir une retenue d'impôt du pays qui le paie. Avant de partir, renseignez-vous auprès de l'administration fiscale de votre futur pays. Pour le retour, la page CELI pour nouvel arrivant explique comment les droits repartent.