REER ou CELI à l'Île-du-Prince-Édouard en 2026 : deux changements
L’Île-du-Prince-Édouard a relevé son montant personnel de base et ajouté une tranche d’impôt en 2026. Le simulateur applique les deux à votre revenu et à votre cotisation.
Remboursement ou baisse d’impôt
2 169 $
Taux moyen sur la cotisation : 36,2 % ; taux marginal avant : 37,1 %.
| Baisse de l’impôt fédéral | 1 230 $ |
| Baisse de l’impôt provincial | 939 $ |
| Revenu imposable après déduction | 64 000 $ |
| Impôt total avant / après | 15 031 $ / 12 862 $ |
Le « remboursement » est la baisse de l’impôt de l’année : il ne vient en argent que si l’impôt retenu sur la paie dépassait l’impôt dû.
| Province ou territoire | Taux marginal | Économie |
|---|---|---|
| Québec | 36,1 % | 2 167 $ |
| Ontario | 29,6 % | 1 779 $ |
| Colombie-Britannique | 28,2 % | 1 692 $ |
| Alberta | 30,5 % | 1 830 $ |
| Manitoba | 33,3 % | 1 995 $ |
| Saskatchewan | 33,0 % | 1 980 $ |
| Nouvelle-Écosse | 37,2 % | 2 230 $ |
| Nouveau-Brunswick | 34,5 % | 2 070 $ |
| Terre-Neuve-et-Labrador | 35,0 % | 2 100 $ |
| Île-du-Prince-Édouard | 37,1 % | 2 169 $ |
| Yukon | 29,5 % | 1 770 $ |
| Territoires du Nord-Ouest | 29,1 % | 1 746 $ |
| Nunavut | 27,5 % | 1 650 $ |
Préparé par Radif Partners · Méthode de calcul · plafonds et barèmes lus sur canada.ca · estimation, pas un avis de cotisation
À l'Île-du-Prince-Édouard, deux changements touchent l'impôt de 2026. Le montant personnel de base passe de 14 650 $ à 15 000 $, ce qui fait baisser l'impôt provincial d'au plus 33 $ par année. Une nouvelle tranche, annoncée le 14 avril 2026, impose à 20 % la partie du revenu imposable qui dépasse 200 000 $ ; jusque-là, le taux de 19 % s'appliquait à tout le revenu au-delà de 142 520 $. Le barème compte maintenant six taux, de 9,5 % à 20 %. Le bilan est favorable sous environ 203 325 $ de revenu, défavorable au-delà. Pour le REER, la nouvelle tranche relève d'un point la valeur provinciale d'une déduction pour les dollars qui sortent de la zone au-delà de 200 000 $. Pour la plupart des contribuables de l'Île, rien ne change dans le choix : à 60 000 $, le taux marginal combiné est de 34,0 %, et à 90 000 $ de 37,1 %. Le CELI n'est touché par aucune des deux mesures.
Deux décisions, deux dates
La première remonte au 10 avril 2025 : le gouvernement de l'Île annonçait que le montant personnel de base passerait de 14 650 $ à 15 000 $ le 1er janvier 2026. Le guide T4127 de janvier l'appliquait dès la première paie de l'année. La seconde date du 14 avril 2026 : une nouvelle tranche impose à 20 % le revenu imposable au-delà de 200 000 $, pour 2026 et les années suivantes. Comme elle est arrivée en cours d'année, le guide T4127 de juillet fait appliquer un taux proratisé de 21 % sur les paies concernées à partir de juillet ; le taux annuel reste de 20 %.
Le bilan selon le revenu
Les deux mesures jouent en sens contraire. La hausse du montant de base vaut 9,5 % de 350 $, soit 33 $ pour quiconque payait déjà de l'impôt provincial. La nouvelle tranche coûte un point de pourcentage sur chaque dollar au-delà de 200 000 $. Les deux s'annulent vers 203 325 $ de revenu imposable.
| Revenu imposable | Gain du montant de base | Coût de la tranche à 20 % | Baisse nette de l’impôt provincial |
|---|---|---|---|
| 25 000 $ | 33 $ | 0 $ | 33 $ |
| 60 000 $ | 33 $ | 0 $ | 33 $ |
| 120 000 $ | 33 $ | 0 $ | 33 $ |
| 200 000 $ | 33 $ | 0 $ | 33 $ |
| 250 000 $ | 33 $ | 500 $ | -467 $ |
| 400 000 $ | 33 $ | 2 000 $ | -1 967 $ |
Six taux, dont cinq sous 200 000 $
Sous la nouvelle tranche, le barème de l'Île reste serré : 9,5 %, 13,47 %, 16,6 %, 17,62 %, 19 %, avec des seuils à 33 928 $, 65 820 $, 106 890 $, 142 520 $, selon la page des taux 2026. Combiné au fédéral, le taux marginal passe de 23,5 % à 30 000 $ à 27,5 % à 50 000 $, puis 37,1 % à 80 000 $ et 43,6 % à 130 000 $. Le premier seuil, 33 928 $, est bas : dès un revenu modeste, chaque dollar déduit au REER fait économiser plus que le seul taux d'entrée.
Au-delà de 200 000 $, une déduction qui vaut un point de plus
Pour un revenu élevé, la nouvelle tranche augmente la valeur d'une cotisation REER. Prenons 260 000 $ de revenu imposable et une cotisation de 15 000 $. Avec le barème actuel, la part provinciale de l'économie est de 3 000 $ ; avec l'ancien, elle aurait été de 2 850 $. Au total, fédéral compris, la cotisation fait baisser l'impôt de 7 450 $, à un taux marginal combiné de 53,0 %. L'écart reste petit, mais il joue chaque année où le revenu dépasse 200 000 $, et il compte quand le revenu de retraite sera nettement plus bas.
REER ou CELI à l’Île-du-Prince-Édouard
Avantage du REER, net d’impôt
1 331 $
| Versement REER pour le même effort | 7 770 $ |
| Dont remboursement d’impôt | 2 770 $ |
| CELI à l’échéance | 10 469 $ |
| REER à l’échéance, avant impôt | 16 270 $ |
Pour un salaire moyen de l'Île
La plupart des contribuables de l'Île ne sont touchés que par la hausse du montant de base, et elle ne change presque rien à la valeur d'une déduction. Le choix se fait donc comme avant, en comparant le taux récupéré aujourd'hui et celui qui sera payé au retrait. À 70 000 $ de revenu, avec 5 000 $ d'épargne par an pendant 25 ans, le REER récupère 35,7 %. Si le revenu de retraite prévu est de 35 000 $, les retraits seront imposés à 27,5 % et le REER laissera 1 331 $ de plus que le CELI. Avec une rente qui porterait ce revenu à 68 000 $, l'écart ne serait plus que de 235 $ : le CELI devient alors le choix le plus souple, puisque ses retraits ne comptent pas dans le revenu imposable.
Un retrait REER à l'Île : la retenue et l'impôt réel
La retenue prélevée par l'institution sur un retrait n'est qu'un acompte. Pour un retrait unique de 10 000 $, la grille de l’Agence du revenu du Canada prévoit 20 %, soit 2 000 $. L'impôt réel dépend du reste du revenu de l'année. Une personne qui a 40 000 $ d'autres revenus paiera 2 747 $ sur ce retrait, un taux moyen de 27,5 % : il lui restera 747 $ à payer au printemps. C'est le principal argument du CELI pour une épargne qui pourrait servir avant la retraite : son retrait n'est ni imposé ni retenu, et le montant retiré s'ajoute de nouveau aux droits de cotisation le 1er janvier suivant, ce qui n'est pas le cas du REER.